Jeudi 7 janvier 2010
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19:45
Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc,
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel perlé dressent leurs gerbes blanches.
Mais regardez. Voici le coucher de soleil.
A l'occident plus clair court un sillon vermeil.
Sa soudaine lueur féerique nous arrose,
Et les arbres d'hiver semblent de corail rose.
(François Coppée - Promenades et Intérieurs)
Samedi 2 janvier 2010
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Neige, neige blanche
Tombe sur ma tête
Et sur mon tout petit nez
Qui est tout gelé.
Neige, neige blanche
Tombe sur mes manches
Et sur mes tout gros souliers
Qui sont tout mouillés.
Neige, neige blanche
Viens que je te mange
Pose-toi tout doucement
Comme un p'tit fondant.
Dimanche 27 décembre 2009
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ll neige, il neige,
De gros flocons
Comme du coton,
Qui tombent sur les toits tout blancs,
Et les petits oiseaux peureux
Se pelotonnent entr'eux
Avec des airs frileux,
En fermant les yeux.
Il neige, il neige,
Tout est couvert d'un blanc manteau de neige !
Il neige, il neige,
Comme il fait froid
Par les durs frimas,
Qui glacent nos âmes d'effroi !
Et se sentant très malheureux
Les jeunes cœurs amoureux,
Deux à deux
Se réchauffent entr'eux.
Il neige, il neige,
Tout passe, tout s'efface sous la neige !
(Hermann Bemberg)
Dimanche 13 décembre 2009
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La neige fait danser
Tous ses flocons légers.
Vient se mêler le vent
Au bal des flocons blancs.
Prend la main d'un flocon
Et danse en tourbillon.
L'emporte loin d'ici
Et en fait son ami.
Mercredi 25 novembre 2009
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18:30
A toute autre saison je préfère l'automne;
Et je préfère aux chants des arbres pleins de nids
La lamentation confuse et monotone
Que rend la harpe d'or des grands chênes jaunis.
Je préfère aux gazons semés de pâquerettes
Où la source égrenait son collier d'argent vif,
La clairière déserte où, tristes et discrètes,
Les feuilles mortes font leur bruit doux et plaintif.
Plus de moissons aux champs, ni de foin aux vallées;
Mais le seigle futur rit sur les bruns sillons,
Et le saule penchant ses branches désolées
Sert de perchoir nocturne aux frileux oisillons.
Et, depuis le ruisseau que recouvrent les aulnes
Jusqu'aux sommets où, seuls, les ajoncs ont des fleurs,
Les feuillages divers qui s'étagent par zones
Doublent le chant des bruits de l'hymne des couleurs.
Et les pommiers sont beaux, courbés sous leurs fruits roses,
Et beaux les ceps sanglants marbrés de raisins noirs;
Mais plus beaux s'écroulant sous leurs langues décloses,
Les châtaigniers vêtus de la pourpre des soirs.
Ici c'est un grand feu de fougère flétrie
D'où monte dans le ciel la fumée aux flots bleus,
Et, comme elle, la vague et lente rêverie
Du pâtre regardant l'horizon nébuleux.
Plus loin un laboureur, sur la lande muette,
S'appuie à la charrue, et le soleil couchant
Détache sur fond d'or la fière silhouette
Du bouvier et des bœufs arrêtés en plein champ.
L'on se croirait devant un vitrail grandiose
Où quelque artiste ancien, saintement inspiré,
Aurait représenté dans une apothéose
Le serf et l'attelage et l'araire sacré.
(François Fabié)
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