Mardi 14 février 2012
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08:00
La marguerite a fermé sa corolle,
L'ombre a fermé les yeux du jour.
Belle, me tiendras-tu parole ?
Ouvre ton cœur à mon amour.
Ouvre ton cœur, ô jeune ange, à ma flamme,
Qu'un rêve charme ton sommeil.
Je veux reprendre mon âme,
Comme une fleur s'ouvre au soleil !
(Louis Michel James Lacour Delâtre)
Lundi 14 février 2011
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08:30
Dans la maison où notre amour a voulu naître,
Avec les meubles chers peuplant l'ombre et les coins,
Où nous vivons à deux, ayant pour seuls témoins
Les roses qui nous regardent par les fenêtres.
Il est des jours choisis, d'un si doux réconfort,
Et des heures d'été, si belles de silence,
Que j'arrête parfois le temps qui se balance,
Dans l'horloge de chêne, avec son disque d'or.
Alors l'heure, le jour, la nuit est si bien nôtre
Que le bonheur qui nous frôle n'entend plus rien,
Sinon les battements de ton cœur et du mien
Qu'une étreinte soudaine approche l'un de l'autre.
(Emile Verhaeren)
Dimanche 14 février 2010
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10:15
Le vrai amour naît du premier regard
Et ne veut point se façonner par art.
Et c'est pourquoi ces moitiés séparées,
Etant jadis dans le monde égarées,
Se retrouvant si bien se rejoignaient,
Que jamais plus elles ne s'éloignaient.
(Joachim du Bellay)
Vendredi 12 février 2010
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19:30
L'amour nous fait trembler comme un jeune feuillage,
Car chacun de nous deux a peur du même instant.
Mon bien-aimé, dis-tu très bas, je t'aime tant...
Laisse... Ferme les yeux... Ne parle pas... Sois sage...
Je te devine proche au feu de ton visage.
Ma tempe en fièvre bat contre ton cœur battant.
Et, le cou dans tes bras, je frissonne en sentant
Ta gorge nue et sa fraîcheur de coquillage.
Ecoute au gré du vent la glycine frémir.
C'est le soir ; il est doux d'être seuls sur la terre,
L'un à l'autre, muets et faibles de désir.
D'un baiser délicat tu m'ouvres la paupière;
Je te vois, et, confuse, avec un long soupir,
Tu souris dans l'attente heureuse du mystère.
(Charles Guérin)
Mercredi 10 février 2010
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18:00
A Mademoiselle Bréval
Comme un lierre grimpant s’enlace autour du chêne
L’amour s’est emparé de moi; maître vainqueur,
Il m’étreint à jamais d’une invincible chaîne,
Et son hymne éternel s’élance de mon cœur.
L’amour est un rêve où se berce l’âme
Comme en un murmure assoupi de lame
Qui chante en léchant le rivage d’or.
C’est un songe exquis qu’un baiser achève,
Où l’être s’oublie, où le cœur s’endort.
L’amour, l’amour, c’est le rêve !
L’amour, c’est la joie, et c’est la souffrance :
Le frisson divin, ou l’affreuse transe
De la jalousie aux griffes de fer;
Ivresse, désir, tourment, espérance,
Paradis tout bleu, misérable enfer,
L’amour, l’amour, c’est la joie !
La joie et c’est la souffrance.
L’amour, c’est la vie, et toute la terre
Palpite et frémit, en proie au mystère
Qui la fait vibrer dans l’éternité.
La lèvre se pâme ardente, ravie
Au baiser brûlant de l’Humanité.
L’amour, l’amour, c’est la vie !
C’est l’amour !
(Paul Desachy)
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