Astres - Poèmes

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 19:00
Madame la lune
Toi qui sais si bien
Faire des croissants, là-haut,
Madame la lune,
Pour demain matin,
J’en voudrais un gros, tout chaud,
Pour le miel,
Je demanderai au soleil,
Pour le lait,
J’appellerai la Voie lactée.

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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 20:00
Brille, brille, petite étoile !
Dis-moi, dis-moi, qui tu es.
Tout en haut du firmament
Tu as l'éclat d'un diamant.
Brille, brille, petite étoile !
Dis-moi, dis-moi, qui tu es.

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 20:00
Soleil, boule de feu,
Sans pareil dans les cieux
De qui es-tu le ballon ?

De quelle petite fille ?
De quel petit garçon ?

La petite fille est-elle gentille ?
Le petit garçon est-il mignon ?

Soleil dis-moi oui !
Soleil dis-moi non !

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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 20:00
C'était dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d'un fil
Dans l'ombre
Ta face et ton profil ?

N'es-tu rien qu'une boule ?
Qu'un grand faucheux bien gras
Qui roule
Sans pattes et sans bras ?

Est-ce un ver qui te ronge,
Quand ton disque noirci
S'allonge
En croissant rétréci ?

Qui t'avait éborgnée
L'autre nuit ?
T'étais-tu cognée
A quelque arbre pointu ?

Je viens voir à la brune
Sous le clocher jauni
La lune
Comme un point sur un i.

(Alfred de Musset)

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 19:30
Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l'âpre sommet que le couchant allume;
Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.
A mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume.

Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.
Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.
L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre.

(José-Maria de Heredia)

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