Dimanche 24 avril 2011
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09:00
Voici venir Pâques fleuries,
Et devant les confiseries
Les petits vagabonds s'arrêtent, envieux.
Ils lèchent leurs lèvres de rose
Tout en contemplant quelque chose
Qui met de la flamme à leurs yeux.
Leurs regards avides attaquent
Les magnifiques œufs de Pâques
Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
Magnifiques, fermes et lisses,
Et que regardent en coulisse
Les poissons d'avril, leurs voisins.
Les uns sont blancs comme la neige.
Des copeaux soyeux les protègent.
Leurs flancs sont faits de sucre. Et l'on voit, à côté,
D'autres, montrant sur leurs flancs sombres
De chocolat brillant dans l'ombre,
De tout petits anges sculptés.
Les uns sont petits et graciles,
Il semble qu'il serait facile
D'en croquer plus d'un à la fois;
Et d'autres, prenant bien leurs aises,
Unis, simples, pansus, obèses,
S'étalent comme des bourgeois.
Tous sont noués de faveurs roses.
On sent que mille bonnes choses
Logent dans leurs flancs spacieux
L'estomac et la poche vides,
Les pauvres petits, l'œil avide,
Semblent les savourer des yeux.
(Marcel Pagnol)
Dimanche 4 avril 2010
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08:00
C'était Pâques le matin,
J'ai trouvé dans mon jardin,
Des œufs verts comme les prés,
Des œufs jaunes comme le soleil,
Des œufs rouges comme les tulipes.
Mardi 30 mars 2010
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20:00
J'ai trouvé un bel œuf bleu
Bleu comme la rivière,
Bleu comme le ciel
Le lapin l'avait caché
Dans l'herbe du pré.
J'ai trouvé un bel œuf jaune
Jaune comme l'or,
Jaune comme un canari
Le lapin l'avait caché
Derrière un pommier.
J'ai trouvé un bel œuf blanc
Blanc comme la neige,
Blanc comme le muguet
Il était au poulailler,
Alors moi, je l'ai mangé.
Dimanche 12 avril 2009
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08:52
Le petit lapin de Pâques
Cache plein d'œufs dans son sac.
Les enfants l'attendent - tic tac
Sans jamais être patatrac.
Mais ! Ils n'en croient pas leurs yeux,
Voilà le jardin plein d'œufs.
Dans les fleurs ils voient des nœuds,
Des oranges, des rouges, des bleus.
Tous ces œufs en chocolat
Qu'ils ont trouvé dans un creux,
Ils les mangent et ils aiment ça
Tous les enfants sont heureux.
Samedi 11 avril 2009
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12:50
Au bord du toit, près des lucarnes,
On a repeint les pigeonniers,
Et les couleurs vives vacarment
Depuis les seuils jusqu'aux greniers
Et c'est le vert, le brun, le rouge,
Sur les pignons, au bord de l'eau,
Et tout cela se mire et bouge
Dans la Lys, la Durme ou l'Escaut.
On bouleverse les cuisines :
Des mains rudes, de larges bras
Frottent les antiques bassines,
L'écuelle usée et le pot gras.
Sur les linges, les draps, les taies,
Qu'on sèche à l'air vierge et vermeil,
Pleuvent, partout, le long des haies,
Les ors mobiles du soleil.
Là-bas, au fond des cours, s'allument
Faux et râteaux, coutres et socs;
Comme de hauts bouquets de plumes
Sur les fumiers luisent les coqs.
Là-bas, au fond des cours, s'allument
Faux et râteaux, coutres et socs;
Comme de hauts bouquets de plumes
Sur les fumiers luisent les coqs.
(Emile Verhaeren)
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