17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 18:00
"Un bel hiver vaut un printemps."
(Désaugiers)


Le bonhomme Hiver a mis ses parures,
Souples mocassins et bonnet bien clos,
Et, tout habillé de chaudes fourrures,
Au loin fait sonner gaîment ses grelots.
À ses cheveux blancs le givre étincelle;
Son large manteau fait des plis bouffants :
Il a des jouets plein son escarcelle
Pour mettre au chevet des petits enfants.
Quand le soleil luit la neige est coquette;
Mol et lumineux, son tapis attend
Le groupe rieur qui, sur la raquette,
Au flanc des coteaux chemine en chantant.
Dans les soirs sereins, l'astre noctambule
Plaque vaguement d'un reflet d'acier
La clochette d'or qui tintinnabule.
Au harnais d'argent du fringant coursier.
Au feu du soleil ou des girandoles,
Emportée au vol de son patin clair,
Mainte patineuse, en ses courses folles,
Sylphe gracieux, luit comme un éclair.
Un rayon là-bas aux vitres rougeoie;
On entend des sons d'orchestre lointain :
Ce sont ces deux sœurs, la danse et la joie,
Qui vont s'amuser jusques au matin.

Et dans l'azur vif baigné de lumière,
Spectacle charmant, aspect sans rival,
Aux toits de la ville et sur la chaumière
Flotte le drapeau du gai carnaval.

(Louis-Honoré Fréchette - Feuilles volantes)

Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:22

Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:20

Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:17

Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:15

Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:00
Le soleil maintenant allonge son parcours;
L'aube plus tôt sourit aux bois impénétrables;
Mais l'air est toujours vif, l'autan rugit toujours
Parmi les rameaux nus et glacés des érables.

L'avalanche sans fin croule du ciel blafard;
Nos toits tremblent au choc incessant des tempêtes.
Cependant à travers bise, neige, brouillard,
Nous formons de nos jours une chaîne de fêtes.

Et tous les rudes sports d'hiver battent leur plein
Au milieu de clameurs follement triomphales;
Sur des flots dont le gel fit un cirque opalin
Les grands trotteurs fumants distancent les rafales.

Sur le ring ou l'étang par le vent balayé
Le gai patineur file ou tourne à perdre haleine.
Le sourire à la lèvre et la raquette au pied,
Des couples d'amoureux cheminent dans la plaine.

Par un souffle inconnu chacun est emporté.
Dans tous les yeux le feu du plaisir étincelle;
Et dans le bourg naissant comme dans la cité
Le bruyant Carnaval agite sa crécelle.

Les hôtels sont bondés de lointains visiteurs.
Maint pierrot dans la rue étale sa grimace.
La nuit, torches aux poings, les fougueux raquetteurs
S'élancent à l'assaut des grands palais de glace.

A d'émouvants tournois la multitude accourt.
Tout le peuple s'ébat, tout le peuple festoie,
Car, puisque Février est le mois le plus court,
Il voudrait s'y griser de la plus longue joie.

(William Chapman)

Partager cet article
Repost0
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 19:35



Partager cet article
Repost0
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 19:25



Partager cet article
Repost0
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 19:24



Partager cet article
Repost0
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 19:20



Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog à rêves de Jolie Tendresse
  • : Images, poèmes, citations, comptines... partagés avec tendresse pour faire entrer dans votre coeur une part de rêve
  • Contact

Haut de la page = double clic

Recherche

Liens Recommandés