1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:16

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:15

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:14

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:12

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:11

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:10
Comme aux âges naïfs, je t'ai donné mon cœur,
Ainsi qu'une ample fleur,
Qui s'ouvre pure et belle aux heures de rosée;
Entre ses plis mouillés ma bouche s'est posée.

La fleur, je la cueillis avec des doigts de flamme,
Ne lui dis rien : car tous les mots sont hasardeux
C'est à travers les yeux que l'âme écoute une âme.

La fleur qui est mon cœur et mon aveu,
Tout simplement, à tes lèvres confie
Qu'elle est loyale et claire et bonne, et qu'on se fie
Au vierge amour, comme un enfant se fie à Dieu.

Laissons l'esprit fleurir sur les collines
En de capricieux chemins de vanité,
Et faisons simple accueil à la sincérité
Qui tient nos deux cœurs vrais en ses mains cristallines
Et rien n'est beau comme une confession d'âmes
L'un à l'autre, le soir, lorsque la flamme
Des incomparables diamants
Brûle comme autant d'yeux
Silencieux
Le silence des firmaments.

(Emile Verhaeren - Les heures claires)

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:09

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:07

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 17:00

 

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 16:52
Octobre est doux. - L'hiver pèlerin s'achemine
Au ciel où la dernière hirondelle s'étonne.
Rêvons... le feu s'allume et la bise chantonne.
Rêvons... le feu s'endort sous sa cendre d'hermine.

L'abat-jour transparent de rose s'illumine.
La vitre est noire sous l'averse monotone.
Oh ! le doux "remember" en la chambre d'automne,
Où des trumeaux défunts l'âme se dissémine.

La ville est loin. Plus rien qu'un bruit sourd de voitures
Qui meurt, mélancolique, aux plis lourds des tentures...
Formons des rêves fins sur des miniatures.

Vers de mauves lointains d'une douceur fanée
Mon âme s'est perdue ; et l'Heure enrubannée
Sonne cent ans à la pendule surannée...

(Albert Samain)

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