"Si je croyais en Dieu
Je serais heureux
De rêver au jour où je verrais dans le ciel
Un ange en robe blanche
Par un clair dimanche
Descendant vers moi dans un chariot doré
Dans un bruit d'ailes et de soie."
(Boris Vian)
"J'ai vu un ange dans le marbre
et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer."
(Michel-Ange)
"L'ange est le musicien du silence de Dieu."
(Dominique Ponna)
"Les anges d'aujourd'hui,
ce sont tous ceux qui s'intéressent aux autres
avant de s'intéresser à eux-mêmes."
(Wim Wenders)
"J'entends au dessus de moi dans les cieux
les anges qui chantent entre eux.
Ils ne peuvent trouver de mot d'amour
plus grand que celui-ci : Maman."
(Edgar Allan Poe)
"Voilà comment sont les yeux des anges,
ils peuvent voir jusqu'au fond du cœur."
(Théodore Roszak)
"Les hommes lèvent les yeux et disent :
«Le ciel est pur», alors qu'ils regardent
sans le voir un grand peuple d'anges bleus."
(Fernand Cromelynck)
"Nous pouvons compter sur les anges.
Ils nous poussent à chaque fois que
nous pouvons être utiles à notre prochain,
voilà ce que je crois, très profondément."
(Xavier Emmanuelli)
"Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent
eux-mêmes à la légère."
(Gilbert Keith Chesterton)
Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver
racontés, le matin, à la table des anges."
(Khalil Gibran)

Nec sum adeo informis !
À M. A. d. B.....
Pourquoi faut-il qu'à tous les yeux
Le destin m'ait cachée au sein touffu de l'herbe,
Et qu'il m'ait refusé, de ma gloire envieux,
La majesté du lis superbe ?
Ou que n'ai-je l'éclat vermeil
Que donne le printemps à la rose naissante,
Quand, dans un frais matin, les rayons du soleil
Ouvrent sa robe éblouissante ?
Peut-être pourrais-je en ces lieux
Captiver les regards de la jeune bergère
Qui traverse ces bois, et, d'un pied gracieux,
Foule la mousse bocagère.
Avant qu'on m'eût vu me flétrir,
Je me serais offerte à ses beaux doigts d'albâtre;
Elle m'eût respirée, et j'eusse été mourir
Près de ce sein que j'idolâtre.
Vain espoir ! on ne te voit pas;
On te dédaigne, obscure et pâle violette !
Ton parfum même est vil ; et ta fleur sans appas
Mourra dans ton humble retraite.
Ainsi, dans son amour constant,
Soupirait cette fleur, amante désolée;
Quand la bergère accourt, vole, et passe en chantant;
La fleur sous ses pas est foulée.
Son disque, à sa tige arraché,
Se brise et se flétrit sous le pied qui l'outrage;
Il perd ses doux parfums, et languit desséché
Sur la pelouse du bocage.
Mais il ne fut pas sans attrait
Ce trépas apporté par la jeune bergère,
Et l'on dit que la fleur s'applaudit en secret
D'une mort si douce et si chère.
(Charles-Julien Lioult de Chênedollé)