Sur les fils électriques,
Il y a des oiseaux
Qui font leur gymnastique
Entre les poteaux.
Et un et deux,
Ils lèvent la queue.
Et trois et quatre,
Ils lèvent les pattes.
Sur les fils électriques
Il y a des oiseaux.
Ils sont très dynamiques,
Ils sont très rigolos.
(Tradition)
Dans la maison où notre amour a voulu naître,
Avec les meubles chers peuplant l'ombre et les coins,
Où nous vivons à deux, ayant pour seuls témoins
Les roses qui nous regardent par les fenêtres.
Il est des jours choisis, d'un si doux réconfort,
Et des heures d'été, si belles de silence,
Que j'arrête parfois le temps qui se balance,
Dans l'horloge de chêne, avec son disque d'or.
Alors l'heure, le jour, la nuit est si bien nôtre
Que le bonheur qui nous frôle n'entend plus rien,
Sinon les battements de ton cœur et du mien
Qu'une étreinte soudaine approche l'un de l'autre.
(Emile Verhaeren)