15 octobre 2008
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Nous vous en prions à genoux,
bon forestier, dites-nous le !
à quoi reconnaît-on chez vous
la fameuse grenouille bleue ?
A ce que les autres sont vertes ?
A ce qu'elle est pesante ? Alerte ?
A ce qu'elle fuit les canards ?
Ou se balance aux nénuphars ?
A ce que sa voix est perlée ?
A ce qu'elle porte une houppe?
A ce qu'elle rêve par troupe ?
En ménage ? Ou bien isolée ?
Ayant réfléchi très longtemps
et reluquant un vague étang,
le bonhomme nous dit: eh mais,
à ce qu'on ne la voit jamais.
Tu mentais, forestier. Aussi ma joie éclate !
Ce matin je l'ai vue ! Un vrai saphir à pattes.
Complice du beau temps, amante du ciel pur,
elle était verte, mais réfléchissait l'azur.
(Paul Fort)
bon forestier, dites-nous le !
à quoi reconnaît-on chez vous
la fameuse grenouille bleue ?
A ce que les autres sont vertes ?
A ce qu'elle est pesante ? Alerte ?
A ce qu'elle fuit les canards ?
Ou se balance aux nénuphars ?
A ce que sa voix est perlée ?
A ce qu'elle porte une houppe?
A ce qu'elle rêve par troupe ?
En ménage ? Ou bien isolée ?
Ayant réfléchi très longtemps
et reluquant un vague étang,
le bonhomme nous dit: eh mais,
à ce qu'on ne la voit jamais.
Tu mentais, forestier. Aussi ma joie éclate !
Ce matin je l'ai vue ! Un vrai saphir à pattes.
Complice du beau temps, amante du ciel pur,
elle était verte, mais réfléchissait l'azur.
(Paul Fort)