24 octobre 2008
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Le petit berger, haut comme un manche de hache,
S'obstine à taquiner la bonne mère vache
Qui supporte l'enfant, comme sans s'en douter,
Et machinalement continue à brouter,
Il joue avec sa corne, à son fanon s'attache,
Ebouriffe ses crins, les tire, les arrache,
Se cramponne à sa queue et se fait traînoter...
Elle ne songe pas à s'impatienter.
Quand le marmot à soif du breuvage qui mousse,
Sous le bedon frôlé par sa tignasse rousse,
De sa main frêle il prend le tétin violet,
Le pressant vers sa bouche avide qui s'y penche,
Et maternellement, pour mieux donner son lait,
Rumine sans bouger la bonne vache blanche.
(Maurice Rollinat)
S'obstine à taquiner la bonne mère vache
Qui supporte l'enfant, comme sans s'en douter,
Et machinalement continue à brouter,
Il joue avec sa corne, à son fanon s'attache,
Ebouriffe ses crins, les tire, les arrache,
Se cramponne à sa queue et se fait traînoter...
Elle ne songe pas à s'impatienter.
Quand le marmot à soif du breuvage qui mousse,
Sous le bedon frôlé par sa tignasse rousse,
De sa main frêle il prend le tétin violet,
Le pressant vers sa bouche avide qui s'y penche,
Et maternellement, pour mieux donner son lait,
Rumine sans bouger la bonne vache blanche.
(Maurice Rollinat)