Jetant leur fantaisie exquise de couleurs
A l'étalage des fleuristes
Elles sont tour à tour ou joyeuses ou tristes,
Les fleurs !
Joyeuses, elles vont porter les mots frôleurs
A l'oreille des biens aimées,
Disant : bonheur, espoir, ivresses enflammées,
Les fleurs !
Tristes, elles s'en vont mourir, vagues pâleurs,
Dans la nuit des tombes glacées,
Disant : désespoirs, deuils, soupirs, âmes blessées,
Les fleurs !
Joyeuses, elles vont, par groupes enjôleurs,
Briller en nos têtes frivoles,
Disant : luxe, plaisir, insouciances folles,
Les fleurs !
Tristes, avec novembre, elles viennent en pleurs,
Dire les chers anniversaires,
Les souvenirs aimés et les regrets sincères
Les fleurs !
Ainsi, s'associant aux gaîtés, aux douleurs,
Selon que le veut notre envie,
Elles sont nos témoins et nos sœurs dans la vie,
Les fleurs !
(Jacques Clary Jean Normand)
Maman :
De toutes les fêtes
Qui pour une journée
Deviennent la vedette
Du calendrier,
Celle que je préfère :
C’est la Fête des mères.
Déjà, parce que
Cette fête magique
A la bonne idée
De toujours tomber
Quelque soit l’année
Un dimanche de mai.
C’est comme qui dirait,
Une petite avance
Sur les grandes vacances
Une autre raison
De ma préférence
Ce sont les cadeaux.
Car là, pas de blabla
Qu’ils soient petits ou gros
On ne recule pas
Devant la dépense.
Pour faire ton bonheur
Collier en perles de papier
Pots de fleurs sans les fleurs
Dessous de plats déjà cassés
Rien n’est trop beau.
Voilà les raisons
De ma prédilection
Aurais-je oublié
Un point essentiel ?
Mais... pour t’embrasser
Maman, la plus belle,
Jamais une année
N’aura assez de journées
Pour contenir tous mes baisers
Car, dans ma petite tête
Ma maman d’amour
Pour moi, tous les jours
C’est ton jour de fête.
Bonne fête ma maman
Que j’aime tant.
(Tradition)
Près des rhododendrons
Trois gros dindons
Tout en se dandinant
Disaient en chantonnant :
Comme il est bon d'être dindon
Près des rhododendrons !
(Tradition)