6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:20

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:19

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:07
La simplicité claire, enfants, est dans vos yeux.
La vérité s’exprime en vos douces prunelles,
Et l’on y voit passer le souvenir des ailes
Que vous aviez hier en descendant des cieux.

Votre innocence est comme un manteau radieux
Dont frémissent d’émoi les âmes maternelles,
Et sa pureté sainte et sa vertu sont telles
Qu’il en flotte un parfum de candeur en tous lieux.

Sur votre bouche fine en sa grâce première,
On regarde s’ouvrir une fleur de lumière
Qui pâlit par moments, mais qui ne s’éteint pas.

Blancheur, divins regards clos pour les calmes sommes,
Gestes qui font un ciel aux mamans ici-bas !
Charmes trop tôt perdus des enfants dans les hommes …!

(Albert Lozeau - Le Miroir des jours)

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 19:20

A mon Bel Ange,
Mon âme dédie ce poème
Jolie Tendresse






Dans les cieux aux heures de minuit, un ange planait
Et il chantait un chant doux.
Et la lune, et les étoiles, et les nuages en foule
Ecoutaient la chanson divine.

Il chantait les extases des esprits immortels
A l’ombre des jardins du paradis...
Il chantait le Grand Dieu; et sa louange
N’était pas feinte.

Dans son étreinte il portait une âme jeune
Au monde de tristesse et de pleurs,
Et l’empreinte de son chant est restée sans paroles
Dans l’âme jeune ! mais vivante.

Longtemps dans ce monde elle languit.
En proie au désir merveilleux
Et les chansons ennuyeuses de la terre
Ne purent remplacer les sons célestes.

(Mikhaïl Lermontov - Traduction Anne Samarine)
 

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 19:34

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 19:32
A quoi jouait-il cet enfant ?
Personne n'en sut jamais rien.
On le laissait seul dans un coin
Avec un peu de sable blanc
On remarquait bien, certains jours,
Qu'il arquait les bras, tels des ailes
Et qu'il regardait loin, très loin,
Comme du sommet d'une tour.
Mais où s'en allait-il ainsi
Alors qu'on le croyait assis ?
Lui-même le sut-il jamais ?
Dès qu'il refermait les paupières,
Il regagnait le grand palais,
D'où il voyait toute la mer.

(Maurice Carême)

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 19:29




Nous avancions, tranquillement, sous les étoiles;
La lune oblique errait autour du vaisseau clair,
Et l'étagement blanc des vergues et des voiles
Projetait sa grande ombre au large sur la mer.

La froide pureté de la nuit embrasée
Scintillait dans l'espace et frissonnait sur l'eau;
On voyait circuler la grande Ourse et Persée
Comme en des cirques d'ombre éclatante, là-haut.

Dans le mât d'artimon et le mât de misaine,
De l'arrière à l'avant où se dardaient les feux,
Des ordres, nets et continus comme des chaînes,
Se transmettaient soudain et se nouaient entre eux.

Chaque geste servait à quelque autre plus large
Et lui vouait l'instant de son utile ardeur,
Et La vague portant la carène et sa charge
Leur donnait pour support sa lucide splendeur.

La belle immensité exaltait la gabarre,
Dont l'étrave marquait les flots d'un long chemin.
L'homme qui maintenait à contrevent la barre
Sentait vibrer tout le navire entre ses mains.

Il tanguait sur l'effroi, la mort et les abîmes,
D'accord avec chaque astre et chaque volonté,
Et, maîtrisant ainsi les forces unanimes,
Semblait dompter et s'asservir l'éternité.

(Emile Verhaeren)

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 17:13



(Suzanne Bourdet - November Frost)

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 17:11
La brume s'échevèle au détour des allées,
Un souvenir épars s'attarde et se recueille,
Il flotte une douceur de choses en allées
Un songe glisse en nous, comme un pas sur les feuilles.

Les jardins de Novembre accueillent vos amours,
Ô jeunesse pensive, Ô saison dissolvante,
Les grands jardins mélancoliques et qui sentent
La fin, la pluie - odeurs humides de l'air lourd,
De choses mortes qui retournent à la terre.

Iris mauves aux parfums âcres, aux tiges pâles,
Ployés un peu, et qui se fanent, solitaires,
Et laissent tristement pendre leurs longs pétales
Transparents, trop veinés, trop fins - comme une lèvre
Dont les baisers ont bu le sang et la tiédeur

Cherche encore une bouche où poser sa langueur.
Le grand jardin brumeux sommeille. Sourde fièvre
Ô parfums trop aigus des iris et des roses
Flétris - parfums et mort - serre chaude d'odeurs.

Tout l'univers mourant qui s'épuise en senteurs
Et puis dans la tristesse odorante des choses
Effeuillant, inclinant, chaque fleur du jardin
D'un battement furtif, égal et doux, se pose
L'aile silencieuse et lasse du déclin.

(Louis Chadourne - Accords)

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 12:02


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